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La Pointe Saint-Mathieu



La Pointe Saint-Mathieu,bordée de hautes falaises, est située dans le Finistère,à côté de la ville du Conquet, sur le territoire de la commune de Plougonvelin. En 600 ans, les puissantes vagues y ont fait reculer la côte de 150 mètres.

Sur ce site grandiose se trouvent les ruines du monastère de Saint-Mathieu, le phare de saint Mathieu, le sémaphore et le Mémorial National aux marins disparus pour la France, voir les photos de ma galerie.


 L' Abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre
 
L'abbaye Saint-Mathieu-de-Fine-Terre était une abbaye bretonne, dont les ruines se dressent sur le territoire de l'actuelle commune de Plougonvelin sur la pointe Saint-Mathieu, dans le département du Finistère, qui lui doit son nom.Pointestmathieu031.jpg Elle connut un grand rayonnement, et l'on a peine à imaginer, en voyant ce lieu quasi désert, qu'il fut, à partir du XIIe siècle le centre d'une intense activité, une véritable petite ville s'étant formée autour du monastère.

Le célèbre historien français du XIXe siècle Jules Michelet (1798-1874), qui visita le site, en donne une vision tourmentée qui évoque la rudesse inhospitalière de ce promontoire du bout du monde :

« C'est la limite extrême, la pointe, la proue de l'ancien monde. Là, les deux ennemis sont en face : La terre et la mer, l'homme et la nature. Il faut la voir quand elle s'émeut, la furieuse, quelles monstrueuses vagues elle entasse à la pointe Saint Mathieu, à cinquante, à soixante, à quatre-vingts pieds ; l'écume vole jusqu'à l'église ou les mères et les sœurs sont en prières. Et même dans les moments de trêve, quand l'océan se tait, qui a parcouru cette côte funèbre sans dire ou sentir en soi : Tristes usque ad mortem ! »


Selon la légende une première abbaye aurait été fondée en ce lieu au VIe siècle par saint Tanguy, sur des terres dont il avait hérité, qui s'étendaient depuis la rivière du Caprel (havre de Brest) jusqu'à Penn ar Bed. Il aurait choisi un promontoire sur ce site sauvage, isolé du monde, proche de la mer qui vient se fracasser sur les falaises.

Des générations d'historiens se sont penchées sur l'origine du monastère, mais les sources sûres manquent et il paraît vraisemblable que saint Tanguy regroupa autour de lui les quelques moines du noyau initial du premier monastère.

 Les ruines que l'on peut voir de nos jours ne sont pas celles de l'abbaye du VIe siècle, mais celles du monastère bénédictin reconstruit aux XIe et XIIe siècles. Ce sont les vestiges de l'église abbatiale qui fut élevée de 1157 à 1208 et remaniée aux XIVe et XVe siècles.

Entretemps, selon la légende et la tradition orale, à la fin du IXe siècle, à la suite du voyage en Égypte de marins et de commerçants bretons, qui auraient ramené la dépouille de Saint Mathieu, l’évangélisateur des Éthiopiens et des Perses, inhumé au Caire après avoir été martyrisé, une nouvelle abbaye aurait été construite en ce lieu pour y abriter la dépouille du saint. Mais, on ne connait avec certitude ni le nom du fondateur, ni la date de fondation de cette abbaye.

Au XIVe siècle, l'abbaye était prospère et une véritable ville de plus de 2 000 habitants s'était formée autour d'elle. Elles étaient l'objet d'attaques incessantes, aussi, pour se protéger des pillages, les moines décidèrent d'élever des fortifications.

Une charte du duc de Bretagne Jean III le Bon datée du 25 juin 1332 ordonne que l’on rase - malgré l'opposition des propriétaires - une dizaine de maisons autour de l'Abbaye Saint-Mathieu pour permettre aux moines d’élever ces fortifications autour de l’abbaye et de la ville.


Le phare de Saint-Mathieu


Pour la navigation, 48°19’47”N - 4°46’14”O 
 
Construction : 1835
Hauteur : 37 m
Élévation : 56 m
Portée : 29 milles marins
Feux : 1 éclat blanc, 5 s.
Visitable: oui d'Avril à Octobre


Le phare de Saint-Mathieu est situé sur la pointe Saint-Mathieu, dans les environs de Brest, dans le Finistère. Il fut construit en 1835 dans les ruines d'une ancienne abbaye. C'est un phare majeur de la côte française dont la portée théorique est de 29 milles marins(environ 55 km) : de nuit il aide les navires à emprunter le passage du Four et éviter les nombreux dangers situés entre la pointe de Saint-Mathieu et l'ile de Ouessant.Pointestmathieu052.jpg

Sur le promontoire de Saint Mathieu ne se dressent pas seulement les ruines d'une abbaye, mais aussi un phare et un sémaphore moderne. Certains avaient avancé l'idée, dans le cadre d'une restauration de l'abbaye, de démonter le phare pour aller le replanter plus loin. Hérésie pour qui se penche, un tant soit peu sur l'histoire de l'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre.

On ne peut qu’imaginer que « de tout temps » il y eu un feu destiné aux navires croisant dans ces parages. Mais il fallut attendre la fin du XVIIe siècle et les besoins d'accès à la nouvelle base navale de Brest, pour qu'on se préoccupe un peu plus sérieusement des conditions de navigation en Bretagne occidentale.

Le 19 novembre 1691,est proposée la construction d’un feu sur le clocher de l'abbaye. Ce projet fut achevé en septembre 1692. Afin de parfaire le balisage un autre feu sera inauguré en 1699, au Stiff, à Ouessant.

Mais l'entretien d'un feu coûte cher. Pour des raisons d'économie, le feu de Saint-Mathieu n'est allumé que par les nuits très noires d'automne et d'hiver. De plus, le feu de charbon ainsi allumé, peu efficace, risque d'embraser l'abbaye.

En décembre 1695, on décide de le remplacer par une lanterne vitrée renfermant quinze lampions de cuivre placés sur trois rangées superposées.

Mais la aussi il y avait des inconvénients :

1- dès que le niveau d'huile baissait, la lumière était renvoyée vers le ciel par le cuivre des lampions.

2 - on utilisait de l'huile de poisson non épurée, dont les vapeurs encrassaient les vitres et réduisaient la portée du phare.

Par ailleurs, Tourville se plaignant que le phare ne soit pas régulièrement allumé. Les religieux proposent leurs services en échange du droit de bris, et sont chargés d'allumer le fanal à partir du 1er janvier 1694.

En 1701, la Marine récupére le phare et loue une maison pour installer un gardien. En mars 1750, un fort coup de vent démolit la lanterne et l'intendant de la Marine fit renforcer l'édifice par une armature métallique.

A cette époque, le feu aurait pu être vu à deux lieues si sa clarté n'attirait les oiseaux de mer qui venaient s'y écraser et briser les carreaux à tel point qu'on dut les protéger en posant un grillage qui absorbait une grande partie de la lumière.

En 1771, le lieutenant général des armées navales « comte d'Estaing » fit réaliser une série de modifications. On remplaça les petits carreaux par de grandes glaces en verre de Bohême et les lampions par des lampes à double mèche alimentées par un mélange d'huile de poisson et d'huile de colza.

La puissance de réflexion était renforcée par des réflecteurs en métal poli. Le feu de ce nouveau phare pouvait être vu jusqu'à 30 km.

Le phare fut épargné lors la vente des biens nationaux. Ceci explique la conservation actuelle des ruines. En effet , la tour, réserve importante de pierre ne put être démolie.

En 1820, le feu de Saint-Mathieu fut équipé d'une installation pour feu tournant avec 8 réflecteurs Lenoir et des lampes d'Argand, qui en accroissaient la portée. Mais restait le problème de la hauteur insuffisante de l'ensemble.

L'état de la tour de l'ancienne abbaye était pitoyable. On décida alors de construire un nouveau phare.

Les travaux furent achevés en juillet 1835. Le nouveau phare est réalisé sur un fût de 3,2 m. de diamètre intérieur et de 36 m. de hauteur, dont la base est entourée d'une construction circulaire, contenant les magasins et les chambres des gardiens).

Un escalier intérieur, mène au feu tournant à 16 demi-lentilles placé à 55 m. au-dessus du niveau de la mer et protégé par des glaces de 81 cm de côté et de 9 mm d'épaisseur. Ce feu à éclipses de 30 secondes en 30 secondes fonctionna d'abord à l'huile de colza, puis au pétrole avant d'être électrifié à la fin du siècle dernier.

Vers 1860, sa portée est de 35 km.

Aligné sur celui de Kermorvan il donne la direction du chenal du Four, que suivent les navires venant du Nord vers la rade de Brest, tandis que son alignement avec le phare du Portzic donne la route à suivre pour entrer dans l'Iroise et le goulet de Brest.


 Le village de Saint-MathieuPointestmathieu106.jpg
 
De nos jours, il n'y a que quelques maisons regroupées autour des ruines de l'abbaye, mais il ne faut pas croire que, dans le passé, Saint Mathieu se limitait uniquement à l’abbaye et à ses dépendances.

Dès le début, une bourgade s’était établie, attirée par la côte, ses possibilités commerciales, ses richesses de bris d’épave et par la présence du monastère.

L'abbé de Saint Mathieu a beaucoup de privilèges : Droit de cohue, droit de "four à ban", droit de gerbe à la douzième, droit de mouture, droit de marché, droit de foire (Henri IV instituera, en 1602 cinq foires annuelles et un marché par semaine), droit de mesure du blé, droit de mesure du vin, ...

En 1157 Hervé de Léon lui accorde le droit de bris et d'épave sur les rivages de tous ses fiefs .En 1390 il est précisé qu'il peut se saisir du 1/10° de la coque, de la cargaison et du gréement du navire échoué.

Elles étaient nombreuses les "richesses de l'univers" poussées vers la côte par les "vents d'argent".

A ce droit de bris se joignait le droit de dépouilles qui avait été confirmé, en 1602, par des lettres patentes du roi. Il accordait ce droit aux religieux pour "tous ceux qui périssent en mer, et aux côtes de Saint Mathieu, Plougonvelin et le Conquet".

Liens

Liste des phares de France
Localiser sur Carte des phares du Finistère

 Source Wikipedia

Le Mémorial aux marins morts pour la France


La stèle est un vœu de Georges LEYGUES, Ministre de la Marine et de l’Amiral GUEPRATTE, député du Finistère, au lendemain de la guerre 14/18. A l’instar des hommages rendus, devant la Chambre des Députés, « aux soldats arrachés à la boue sanglante du front dévasté », l’Amiral GUEPRATTE rappelait à ses collègues : « Mais les marins disparus dans l’abîme et n’ayant eu pour linceul que les flots de l’océan, ceux-là méritent aussi que leur obscur sacrifice soit honoré à jamais ».Pointestmathieu087.jpg
Son souhait fut exaucé puisqu’une loi, portant création d’un monument aux marins fut votée en 1920 et promulguée le 26 juillet 1923.

Initialement ce monument devait être érigé à Paris mais Georges LEYGUES pensait autrement et déclarait : « Tous les points du littoral français, paraissent dignes de l’honneur de glorifier les marins disparus, mais il en est un, qui se désigne par lui-même, par sa situation géographique, c’est la pointe extrême du Finistère qui s’avance comme une proue dans la mer. L’emplacement choisi doit être l’extrémité du Cap Saint Mathieu, qui placé dans un site magnifique, domine l’immensité des mers.»

Le projet retenu sera celui d’un sculpteur finistérien René QUILLIVIC : Une stèle couronnée d’un buste de femme en coiffe de deuil. Elle incarne la douleur morale et la tristesse d’une mère ou d’une veuve de marin. Cette stèle, inaugurée le 12 juin 1927 par Georges LEYGUES viendra enrichir l’histoire de ce site magnifique de la pointe Saint Mathieu

Le site connu depuis la haute antiquité, a rassemblé au fil des siècles des préoccupations spirituelles, économiques et militaires.

Grâce à l’association le Souvenir Français, cette stèle garda son identité au fil des ans, dans un contexte pourtant peu favorable à la conservation du patrimoine et aux symboles de la vie patriotique.

Consciente qu’il fallait ranimer une flamme de plus en plus vacillante, la commune de Plougonvelin se porta acquéreur, en 1990, des sites militaires désaffectés de la Pointe Saint Mathieu afin de les restaurer et leur donner une nouvelle raison d’être.

Un Syndicat pour la restauration et l’aménagement de la Pointe Saint Mathieu venait au même moment d’être porté sur les fonds baptismaux par le Conseil Général, la Commuté Urbaine de Brest, la Communauté de Communes du Pays d’Iroise, les communes du Conquet et de Plougonvelin, rassemblés autour d’un projet de grande envergure.

C’est tout naturellement que la réalisation d’un parvis pour les cérémonies commémoratives, fut intégrée dans le programme général des travaux de restauration du site.

Ce parvis dénommé « L’Esplanade du souvenir Français » témoigne de la reconnaissance de la fidélité de cette association envers les marins morts pour la France. C’était la deuxième étape.

Le fortin à l’abandon ne pouvait rester inanimé devant ce symbole prestigieux qu’est cette « Mater Dolorosa » qui veille sur l’océan et pleure nos marins disparus. L’idée a alors germé de le restaurer et d’y créer un espace, dont la vocation s’inscrirait dans le temps. Un espace où les familles serai

C’est ainsi que le concept du «Cénotaphe » fut retenu. Le Cénotaphe, 3ème et dernier élément du mémorial, est avant tout un lieu destiné aux familles des disparus. Les parois seront recouvertes, au gré des donations, des photographies anonymes de marins Morts pour la France, accueillant indifféremment les marins militaires ou civils.

A l’espace concret du fortin est associé un site Internet http://www.auxmarins.com qui permet de rendre accessible à tous, de tous les coins du monde, ce lieu de mémoire nationale.

Le mémorial est certes dédié aux marins morts pour la France. Mais la douleur des familles est identique quelles que soient l’origine et les circonstances de la disparition d’un marin.
C’est la raison pour laquelle le 08 mai 2005 furent également dévoilées 3 plaques du souvenir en hommage aux marins morts en service commandé, aux sauveteurs en mer victimes de leur devoir et aux marins péris en mer.
Désormais tous les ans la communauté des gens de mer rendra hommage au cours d’une cérémonie commémorative aux marins disparus tous liés par la notion de don de soi à la mer.

Les générations se succèdent, les jeunes générations sauront-elles se souvenir des sacrifices consentis par leurs aînés, afin qu’elles puissent revendiquer aujourd’hui le droit à la liberté, dans une grande communauté de paix ?

Cette légitime préoccupation a été prise en compte par l’Association « Aux Marins » fondée en 2005 et qui a pour objectif de rassembler la communauté des gens de mer autour de ce lieu de recueillement et de pèlerinage, de perpétuer le souvenir de ceux qui sont sacrifiés pour la liberté de leur pays et d’assurer le rayonnement du mémorial.

:www.auxmarins.com


Date de création : 26/03/2014 @ 18:55
Catégorie : En savoir plus - Bretagne
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